lundi 18 mai 2015

Atelier citoyen #19 : L'avenir de nos transports nous appartient

L'avenir de nos transports nous appartient, Mardi 26 mai à 20h (Salle Santorin à l'Agora, Granville)


Les transports sont un facteur de développement d'une société, d'un territoire ; des atouts pour notre mobilité, nos liens sociaux, notre environnement.
La SNCF cherche à se désengager toujours plus de ses lignes ferroviaires (comme le Paris-Granville), l'avenir de nos transports est plus que jamais un enjeu de société.
La Conférence-Climat organisée par la France fin 2015 sera encore une fois un coup d'épée dans l'eau si l'Etat se contente d’une posture écologiste et dans le même temps ruine toute possibilité d'un maillage national équilibré de transports moins polluants comme le train ou le cabotage.
A Granville, lors des municipales en 2014, notre atelier citoyen sur les transports, très fréquenté, avait souligné la nécessité d'un transport urbain gratuit. Avec la mise en place de Néva, un progrès, la nouvelle municipalité a cependant répondu partiellement au besoin de la population en matière de déplacement.
Où en est-on aujourd'hui ? Comment nous, citoyens, pouvons-nous influer sur les décisions qui nous concernent ?
C'est que nous discuterons ensemble lors de notre prochain atelier citoyen, le mardi 26 mai, à 20h à la salle Santorin à l'Agora, dans le quartier Saint-Nicolas à Granville

jeudi 19 mars 2015

Rendre leur port aux Granvillais : retour sur la promenade citoyenne du 7 mars 2015

Belle journée pour la promenade citoyenne organisée par les candidats du Front de Gauche de Granville et Bréhal sur le port de Granville.

Cinquante personnes ont ainsi pu suivre Pierre Hédouin, bien connu dans les milieux portuaires pour profiter d'une visite pédagogique et politique sur le port de Granville.


Un petit clin d'oeil historique sur le Plat Gousset permettait de voir les pêcheries préhistoriques, et de suggérer l'installation d'une autre promenade au pied de la Roche Gautier.

Puis une rapide ascension de la rue des juifs offrait, au niveau du pont-levis, une vue d'ensemble sur le port. Après quelques rappels historiques, la petite caravane descendait sur le port de commerce, découvrant au passage que le port de Granville pourrait voir transiter près de 500.000 tonnes de fret, avec, pourquoi pas, l'appui d'un port à sec près de Folligny.
Quand on sait que 1.000 tonnes génèrent un emploi, on se prend à rêver. La passivité de la chambre de commerce sur le sujet interroge.

L'emploi, il en était encore question près de la cale de radoub. Un investissement raisonnable de 800.000 euros permettrait de remettre en service ce bassin, et d'installer une activité de carénage, concernant, notamment, les vieux gréements. Là encore, de belles perspectives de métiers à développer.

Sur le retour, un petit passage devant la criée permettait de rappeler que Granville caracole dans le top 5 des ports de pêche français, mais que le fonctionnement actuel ne permet pas de dégager des emplois sérieux à terre (criée, conserveries, industrie de transformation…).

La promenade s'est terminée dans les locaux du CRNG, avec une magnifique vue sur le port de plaisance, autour d'un pot de l'amitié organisé avec les producteurs locaux en circuit court.

…
Le Front de Gauche, une autre façon de faire de la politique.
JMP

mercredi 14 janvier 2015

"Je suis Charlie" : et maintenant ? Parlons-en !

Atelier Citoyen Vendredi 16 janvier 18h à l'Agora


Dimanche dernier, vous avez été quelques un-e-s à nous demander si l'on avait bientôt un atelier citoyen de prévu. Besoin de ne pas se quitter comme ça, de pouvoir débattre, échanger après l'indicible…
Le prochain atelier citoyen aura lieu vendredi prochain, le 16 janvier, à partir de 18h, salle Santorin au centre social l'Agora.
Le thème ? "Je suis Charlie" : et maintenant ? parlons-en !

Dans notre société médiatique et numérique, nous avons vécu les événements de la semaine dernière l'oeil rivé sur nos écrans (ordinateur, télé, tablettes, smartphones) de manière plutôt individuelle.
Dès le mercredi soir, et encore plus dimanche, nous avons éprouvé le besoin de nous rassembler.

Vient aujourd'hui le temps de prendre la parole, de se parler et partager nos interrogations et nos regards sur l'événement.
Le principe des Ateliers citoyens, depuis leur création, est d'offrir un espace de débat à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent. Emparez-vous-en !
Les débats y sont sereins et nous demandons aux participant-e-s le respect de la parole de chacun-e.

L'article qui suit ne prétend pas donner de réponses toutes faites, mais plutôt proposer des éléments pour nourrir le débat.


© Etienne Davodeau pour la Revue Dessinée

De mercredi à dimanche dernier, nous avons vécu quelque chose de sidérant, d'indicible, d'historique, un choc comparable au 11-Septembre. Mais nous ne savons pas encore ce que ça signifiera pour l'avenir.

Mais l'avenir, qui commence dès aujourd'hui, inquiète.
Dès mercredi, les actes anti-musulmans se sont multipliés partout en France. Après les dérapages répétés de la famille Le Pen (demande par la fille d'un référendum pour le rétablissement de la peine de mort dès le jeudi, appel du père à voter pour sa fille en pleines prises d'otage vendredi…), on pourrait craindre des manifestations de haine comme en Allemagne, où un mouvement islamophobe a rassemblé ce lundi 25.000 personnes à Dresde en arborant "Je suis Charlie"…


© James pour La Revue dessinée
Il est à craindre également qu'au nom de la sauvegarde de la liberté, on veuille rogner sur nos libertés. Avant-même les attentats, le gouvernement avait déjà fait voter une loi autorisant une surveillance accrue d'Internet. Robert Badinter, dès le jour de l'attentat de Charlie Hebdo a prévenu : "Les terroristes nous tendent un piège politique", celui de nous contraindre à réduire nous-même nos libertés, mais aussi "que la colère et l’indignation qui emportent la nation trouve chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l’égard de tous les musulmans de France".

Les moyens actuels des services de renseignements sont-ils suffisants pour prévenir de tels actes terroristes ? Peut-on prévenir ces passages à l'actes d'individus relativement isolés ? Est-ce uniquement par une politique sécuritaire qu'on peut espérer réduire les risques de récidive ? N'y a-t-il pas d'autres leviers, plus durables, à activer ? (émission radio "3D" sur France Inter dimanche 11 janvier 2015)

Si le peuple présent dans les rues dimanche dernier s'est levé, n'écoutant que son coeur, il ne faut pas oublier l'état dans lequel était le pays il y a une semaine, avant les attentats.
De quoi les attentats perpétrés en France sont-ils le nom ? De multiples facteurs peuvent expliquer que notre société puisse engendrer de tels actes. Il n'y aura donc que de multiples solutions, en pansant les fractures de notre pays, en particulier là où le contrat républicain - Liberté, Egalité, Fraternité - n'est plus respecté ; et aussi en évitant de provoquer d'autres drames, d'autres fractures ailleurs sur la planète…

"Je suis Charlie"
© Didier Vallée pour La Manche Libre
Dimanche dernier, nous étions plusieurs milliers à Granville (7.500 selon la police, sans doute un peu moins, 5.000 selon des militants aguerris au comptage de manifestants) et c'était impressionnant.
Mais pas sans questionnements... surtout concernant le carré VIP du G50 de la manifestation parisienne, qui faisait quand même tâche dans cette journée, abritant un certain nombre de chefs d'état ennemis de la liberté d'expression,…

Mais que veut dire au fond "Je suis Charlie" ?
La volonté de se dresser contre le terrorisme et les ennemis de la liberté d'expression en se rassemblant autour de notre devise républicaine - Liberté, Egalité, Fraternité - était manifeste. Maintenant, est-il possible de "rester Charlie" tant les raisons d'être "Charlie" étaient diverses au sein du cortège ? Et où étaient les 60 millions de Français qui ne se sont pas manifesté ?

Cela dit, ce sursaut citoyen est salutaire, reste à en inventer la suite… et le transformer en projet pour une société meilleure...




pour le Front de gauche,
Tibo

jeudi 16 octobre 2014

La mort annoncée du site granvillais de l'Hôpital Granville-Avranches ? (Communiqué)

Communiqué du Front de gauche granvillais du 16 octobre 2014


Le 30 octobre prochain, le service de Médecine polyvalente de l'Hôpital de Granville fermera définitivement. Nous l'avons appris mercredi 15 octobre, le jour où Marisol Touraine, ministre de la santé, a présenté son projet de loi sur la santé publique soit-disant "destiné à changer le quotidien des patients, (…) [censé] s'attaquer aux inégalités de santé à la racine (…) [en garantissant] une prise en charge dans la proximité et la continuité" Quel cynisme !

Cette fermeture décidée unilatéralement* mardi soir par la direction n'est qu'une preuve de plus de la stratégie de démantèlement du service public de santé mis en oeuvre par le Ministère de la Santé via l'Agence Régionale de Santé et dont le directeur de l'Hôpital de Granville-Avranches et les chefs de service qui le soutiennent sont les serviteurs zélés. Le tout dans le mépris des patients, de la population et des élus locaux : Madame le Maire de Granville**, présidente du Conseil de Surveillance de l'Hôpital, a-t-elle été mise au courant ?

Mais ce n'est que le début. Aujourd'hui la médecine polyvalente, demain la gastro-entérologie, et puis la pneumologie, la chirurgie ambulatoire… Un audit rendu récemment préconiserait qu'il ne reste plus à Granville que la gériatrie et les urgences de jour.

Le 2 juin dernier (compte-rendu à lire ici), nous alertions la population sur le danger de fermeture de la Cardiologie : que n'avions-nous pas dit là ? Le directeur niait, parlait d'un projet.
La Manche Libre du 5 juillet 2014
Le 30 juin, le service était fermé, et le matériel transféré à la va-vite à Avranches, à la manière des patrons voyous.

La Manche Libre du 5 juillet 2014
 Quoiqu'en dise son directeur, l'existence de l'Hôpital de Granville est en grand danger, nous le savons, et nous invitons la population à se mobiliser par tous les moyens pour empêcher cela et défendre ensemble le meilleur service de santé possible. Nous les invitons à témoigner leur soutien auprès du personnel soignant de l'Hôpital.

Ouest-France du 3 juin 2014
Nous les invitons également à saisir leurs élus afin que ceux-ci s'emparent de la question. On a vu récemment le maintien de la brigade nautique à Granville : c'est bien ; maintenir un service public qui sauve tous les jours des vies en plus d'être un atout pour l'attractivité économique d'une agglomération, ce serait encore mieux !

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*"C'est une décision qui a été prise à l'unanimité, mardi 14 octobre, par le conseil médical" a déclaré aujourd'hui le directeur de l'Hôpital à la rédaction de la Manche Libre. Selon nos informations, cette question n'aurait pas été inscrite à l'ordre du jour du Comité médical et aurait été tranchée en toute fin de réunion, au sein duquel il aurait manqué de nombreux chefs de service.
** Madame le Maire n'aurait été mise au courant qu'aujourd'hui 16 octobre.