jeudi 29 mai 2014

Petite histoire de l'hôpital de Granville



Le devenir de l'hôpital de Granville : Lundi 2 juin à 20h30

Petite histoire de l'Hôpital de Granville
par Jacqueline Legras, ancienne présidente du comité des usagers pour la défense de l'Hôpital de Granville

  • L'Hôpital de Granville a été inauguré en 1982
  • La fusion des Hôpitaux Avranches / Granville a eu lieu officiellement le 1er janvier 1992. Nous avons avons alors bien senti le danger menacer les services du site de Granville.
  • En 1993 une action menée par la CGT et le personnel de l'Hôpital avait permis de maintenir la maternité.
  • Le plan Juppé rend la menace plus forte, en 1994 se crée le Comité des Usagers pour la défense de l'hôpital de Granville.
  • En 1997 le Conseil d'Administration du centre hospitalier vote (refus de vote des OS) un rapport d'orientation qui met en péril l'existence du site de Granville. Ce rapport approuvé (ou dicté) par l'ARH prévoit :
  • la fermeture du service des urgences la nuit (sauf l'été),
  • le transfert de 4 lits de réanimation à Avranches
  • La chirurgie viscérale transférée à Avranches.
  • La traumatologie, la chirurgie orthopédique et l'obstétrique seraient maintenus à Granville.
  • Le Comité des usagers a des craintes, le départ de la réanimation met en cause toute pratique chirurgicale et obstétrique. Il risque de s'ensuivre une baisse de la fréquentation de la maternité ! (à l'époque 500 naissances à Granville)

Nous lançons alors une pétition qui recueille 17000 signatures. On nous assure que qu'il n'est pas question de démanteler l'Hôpital, mais la réalité s'impose et nous organisons une manifestation. Une centaine de personnes réunies à la porte du Conseil d'Administration envoie à la direction une motion pour le maintien de tous les services actifs de l'Hôpital, et l'arrêt de la réforme hospitalière. Motion adressée aussi au secrétaire d'état à la santé qui reçoit une délégation du Conseil Municipal.
  • Septembre 1997 : courriers adressé aux Présidents de groupes à l'Assemblée Nationale.
  • Octobre 1997 : manifestation de la population en ville (500 personnes)
  • Mars 1998 : débat Salle Saint-Nicolas sur la santé, praticiens et personnels y participent. Cette même année les suppressions annoncées sont imposées. Départ de la chirurgie viscérale, de la réanimation, transformation du service des urgences.
  • 1999, le ministère de la santé donne son accord pour expérimenter une filière de soins avec une compagnie d' assurances (avancée pour la privatisation), ne tenant compte que de l'aspect financier et non humanitaire. Les Hôpitaux de proximité ne représentent que 5 % de dépenses hospitalières alors que 29 grands centres en représentent 50 %.
  • 2001, actions et courriers aux élus... ministère… Une délégation d'élus locaux et de membres du comité des usagers est reçue au ministère.
  • Décembre 2001 : on nous promet le maintien de la Maternité, de la chirugie osseuse, la création de 3 postes de médecins (confirmé par le ministère)
  • 2003-2004 : un projet d'établissement Avranches/Granville pérennise les activités de chaque site pour 5 ans.
  • 2006, l'avenir du site de Granville est de nouveau mis en cause (par le Ministère, l'ARH)
  • Le 10 juin 2006, rassemblement devant la Mairie, avec le soutien de la municipalité, contre la fermeture de la Maternité et pour le maintien des services existants. Pétition portée par le Comité des Usagers et le personnel hospitalier. 25500 signatures portées au ministère.
  • 2007, la fermeture de la Maternité qui devait réduire le déficit n'a rien changé à la situation financière, le déficit sera de 4,2M€ soit un déficit cumulé de 8M€. Le coût des transports aussi a explosé.
  • 1er janvier 2008, Application du paiement à l'acte à 100%. Cette loi (Bachelot) accentue les inégalités et les déficits des hôpitaux.
  • 2008 : Fermeture de la chirurgie osseuse. Ne restent désormais à Granville que les urgences 24/24H, l'hélicoptère, la chirurgie ambulatoire, un SMUR maritime, l'hôpital de jour, la cardiologie, la pneumologie. La construction de 80 lits sur le terrain de l'hôpital pour le Normandy, Centre de rééducation fonctionnelle est confirmée. Financement pris en charge à 50% par l'état.(glissement du secteur public au secteur privé)
On veut mettre en concurrence le public et le privé, mais les fonctions ne sont pas les mêmes. Le ministère de la santé subventionne le privé comme le public, le favorise même parfois.
Aujourd'hui les hôpitaux de proximité sont menacés, beaucoup ont disparu au profit du privé (ex. Coutances).
L'hôpital public, garant de l'accès aux soins pour tous serait performant si on lui donnait les moyens de fonctionner.




dimanche 25 mai 2014

Elections Européennes à Granville : les résultats

Résultats complets Européennes 2014 à Granville :
+ 6% de participation : 46,95 % de participation


Inscrits : 9645
Abstention : 5125 (53,14%)
Participation : 4520 (46,86%)
Exprimés : 4348 (45,08%)

UMP : 22,03 % (958 voix)
FN : 19,04 % (823 voix)
PS : 15,34 % (667 voix)
UDI : 15,13 % (658 voix)

EELV : 10,05 % (437 voix)
Front de gauche : 5,29 % (230 voix)

Debout La France (Dupont-Aignan) : 3,03% (171 voix)
Nouvelle Donne : 3,59% (156 voix)

LO : 1,2% (52 voix)

NPA : 0,34% (15 voix)

Parti Pirate : 0,23% (10 voix)

Evolution de l'électorat facho à Granville : 

Européennes 2014 : 823 voix (19,04%)
Municipales 2014 : 689 voix (12%)
Présidentielle 2012 : 902 voix (12,4%)
Régionales 2010 : 445 voix (10,5%) 2 listes d'extrême droite
Européennes 2009 : 445 voix (11,8%) 3 listes d'e.d.
Présidentielle 2007 : 848 voix (10,8%) 3 listes d'e.d.
Européennes 2004 : 660 voix (16,4%) 3 listes d'e.d.
Régionales 2004 : 599 voix (11,9%) 2è tour
Législatives 2002 : 533 voix (9,7%) 3 listes d'e.d.
Présidentielle 2002 : 915 voix (13,3%) 2è tour
Européennes 1999 : 523 voix (12,8%) 3 listes d'e.d.
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Estimations nationales Ministère de l'Intérieur :


Abstention : 57%

FN : 26%
UMP : 20,66
%
PS : 13,88%
UDI MODEM : 9,7%
EELV : 8,75%
FDG : 6,23%

Nouvelle Donne : 3,18%
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Pour info, voici le rappel des résultats de 2009 à Granville :

Votants : 3896 (41,1% de participation)

LO : 37 voix (1%)
NPA : 141 (3,7%)
FDG : 200 (5,3%)
PS : 589 (15,6%)
Verts : 669 (17,7%)
UMP : 1175 (31,1%)
Extrême droite souverainiste (FN+MNR+MPF/CPNT) : 513 (13,6%)
dont FN : 196 (5,2%)

lundi 12 mai 2014

L'Europe, de quoi qu'on cause ?

Ateliers citoyens "L'Europe, de quoi qu'on cause ?"

jeudi 15 mai, 18h à la cafét' de l'Agora
mardi 20 mai, 20h à Bazeilles

une vidéo sur le Traité européen en vigueur (traité austéritaire Sarko-Merkel ratifié tel quel par Hollande)

La politique de François Hollande (et de ses 1ers ministres) fait une fois de plus la démonstration de l’incapacité du Parti socialiste à contester le pouvoir de l’argent et des multinationales. On n’améliore pas nos vies en se soumettant et s’appropriant ainsi les dogmes libéraux d’une Europe de l’austérité et de la concurrence non faussée.
En France comme en Europe, pour combattre l’influence des lobbys financiers, les citoyens doivent se donner les moyens d’inverser les rapports de force. Et ça passe d’abord par l’élection d’un Parlement européen aux couleurs de la Gauche unitaire européenne et de la désignation du grec Alexis Tsipras à la présidence de la Commission européenne : la Syriza, le Front de gauche grec, est en position de prendre le pouvoir en Grèce et d’ouvrir ainsi la voie à une Révolution citoyenne européenne.
C’est qu’il y a urgence. La situation des Grecs, des Portugais, des Espagnols est catastrophique, et nous prenons le même chemin rétrograde de l’austérité qui aggrave la pauvreté et la récession économique. Le Grand marché transatlantique comme l’AMI en son temps, menace de porter le coup de grâce, nous laissant, citoyen-ne-s, complètement à la merci des multinationales, sans que le pouvoir politique ne puisse nous protéger.
Pour les citoyen-ne-s européen-ne-s, le seul vote utile à l’avenir est celui du Front de gauche européen, « la Gauche unitaire européenne », pour se doter d’élus qui n’abdiquent pas devant les marchés financiers.