lundi 9 juin 2014

Le devenir de l'hôpital de Granville en débat : Compte-rendu du 2 juin

Compte – rendu de la réunion publique du 2 juin 2014 organisée par la coordination de défense de l’hôpital de Granville.

Environ 200 personnes présentes (nous avons rangé 210 chaises) ce qui confirme l’intérêt et les craintes que les usagers et les élus portent quant au devenir du site hospitalier de Granville.

Intoduction 
Marie-Thé Petit-Signe :
Remerciements aux élus, Maires, Conseillers Municipaux, Conseillers Généraux, professionnels de santé, représentants des personnels de santé et syndicalistes qui ont répondu à notre invitation.
Les députés, Mrs Huet et Travert ont été invités, Mr Travert, siégeant en commission à Paris, demande de l’excuser et a envoyé un message 
Le représentant de la CFTC s’est excusé de ne pouvoir être présent.
Nous regrettons l’absence du Directeur de l’hôpital Avranches Granville ainsi que celle de la Directrice de l’Agence Régionale de Santé (ARS)
Un grand merci aussi pour leur présence, à Côme, membre de la Coordination Nationale de Défense des Hôpitaux et Maternités Publics ainsi qu’aux copains de Vire qui se sont battus pour leur maternité.
Nous avons appris récemment, alors que la décision était inscrite depuis 1 an dans le projet d’établissement, le transfert du service de cardiologie sur le site d’Avranches.
L’hôpital Avranches-Granville est une seule entité avec 2 sites.
L’hôpital a une mission de service public de proximité, ouvert à tous 24h sur 24 quelque soit la maladie et quelque soit le milieu social.
N’oublions pas que c’est grâce au CNR, qui au lendemain de la guerre, par un texte fondateur, a mis en place le pilier du modèle social basé sur la solidarité dont est issue la Sécurité sociale qui fait que chacun cotise selon ses moyens et est soigné selon ses besoins.

Historique de l’hôpital de Granville (voir articleprécédent)

Le débat :

Miloud Mansour précise que la directrice de l’ARS lui a dit que la fermeture de la cardiologie est seulement un projet, le directeur de l’hôpital envisage la mise en place de praticiens multi-sites.
1ère question : Est-ce que la fermeture «éventuelle » du service cardiologie peut avoir un impact sur la santé publique en pays Granvillais ?

- Dr Caillou (cardiologue pendant 20 ans à l’hôpital de Granville): Il existe 1 service de cardiologie de 25 lits avec 3 praticiens sur chacun des sites, la situation s’est dégradée en 2012,départs en retraite, difficulté de recrutement, actuellement le site de Granville fonctionne avec 1 cardiologue intérimaire qui change toutes les semaines, sur le site d’’Avranches, les 2 praticiens en temps partiel vont partir en retraite et le praticien en temps plein vient de démissionner. Il faut réfléchir à une nouvelle façon de travailler,
Nous avons à l’hôpital un service urgentiste performant mais s’il n’y a pas de médecins spécialistes pour la prise en charge des patients, il y aura un impact sur la santé.

Suivent 2 interventions d’usagers qui apportent leurs témoignages, «sans l’efficacité du service des urgences et l’intervention rapide du cardiologue, nous ne serions plus de ce monde»

Question d’usager « Faut-il conserver la cardiologie ou seulement les urgences ? »
- Réponse d’une infirmière du service des urgences : « nous ne recevons pas que des patients atteints de douleurs thoraciques, nous n’avons que 4 chambres dans le service, et il arrive qu’il n’y ait plus de place dans le service cardio, ni à Granville, ni à Avranches ce qui pose un problème, nous avons besoin d’un service cardiologie aussi bien à Avranches qu’à Granville »

Question d’usager : « À quoi est du le manque de cardiologues ? »
- Dr Caillou : Il y a bien un problème de démographie médicale mais l’hôpital de St Lô a recruté des cardiologues grâce à la volonté commune du directeur et de l’équipe médicale. Granville peut être aussi attractif que St Lô, pour attirer des praticiens, il faut que les conditions de travail soient bonnes.
- Comité d’usager de Vire : « Ne pensez pas qu’à la cardiologie, ce qui rend un hôpital attractif, c’est l’ensemble de l’offre de soins; la démographie médicale, c’est l’argument qu’on nous sert quand la décision de suppression est déjà prise par l’ARS. »
- Dr Caillou : « En 2008, nous avions réussi à trouver un équilibre avec, sur le site de Granville une majorité de services de médecine dont la pneumologie qui travaille en étroite collaboration avec la cardiologie. Il y avait aussi un projet avec Normandie 2 de service de réadaptation pulmonaire et cardiologique. »
- Mme Baudry, Maire de Granville et Présidente du conseil de surveillance de l’hôpital pour 3 ans : « Pour le moment , le problème n’est que celui de chercher des cardiologues. Pour moi, il s’agit de trouver un équilibre entre Public et privé et croyez que j’y veillerai. »

- Question d’usager : Qu’entend Mme le Maire par équilibre public-privé ?
Mme Baudry : « Si demain un groupe de médecins spécialistes et autres vient me demander d’ouvrir un centre médical privé à Granville, je soutiendrais ce projet s’ils font un mi-temps à l’hôpital Sachez que je ne suis pas la patronne du directeur de l’hôpital. Mr Caillou, vous étiez 3 dans le service, vous n’avez pas préparé votre succession, vous auriez pu former des jeunes. »

Un usager :  « Le privé est là pour faire de l’argent, le Public , pour soigner des gens. »

Miloud Mansour : l’historique de l’hôpital montre que depuis des années, le site de Granville a perdu de nombreux services. Nous sommes là pour débattre s’il faut garder le service cardiologie du site de Granville ainsi que celui du site d’Avranches ou réunir en 1 seul service à Avranches ou à Granville.

- Parole d’usager : « Sachant que le service Cardiologie de Granville était toujours complet (25 lits), sachant que le service cardiologie d'Avranches était, est toujours plein (25 lits) : si on transfère les 2 services sur 1 seul site, il faudra combien de lits ? Sinon, qui ne sera pas soigné ? »

Lecture du projet d’établissement : un nouveau bâtiment sera construit sur le site d’Avranches pour la cardiologie et les urgences comprenant 25 lits et 4 pour les urgences. (nous sommes loin des 50 lits actuels sur les 2 sites)

- Mr Julienne Conseiller Général : « Il faut parler en terme d’intercommunalité, Granville Terre et Mer, c’est 45000 habitants. D’autre part, il faut se rapprocher du CHU de Caen qui forme les spécialistes. »
- Dr Caillou : « Nous avons toujours travaillé avec le CHU, mais pour attirer les jeunes en formation, Granville est une ville attractive mais ils ne viendrons pas s’ils savent que l’hôpital risque de fermer »
- Parole d’usager : « Parlons gros sous, sur le site d’Avranches, il faut construire un nouveau bâtiment ce serait un investissement lourd alors qu’à Granville nous avons tout un étage prêt à renforcer le service cardiologie. D’autre part compte-tenu du bassin de population, des retraités qui ont choisi Granville pour s’installer parce qu’il ya un hôpital, l’offre de soins doit rester sur Granville.
- Comité d’usager Vire : « Plus on parle d’économie, plus il y a de déficit, la logique qui prévaut toujours c’est de regrouper dans des grands centres. Mais ça revient plus cher de mobiliser les grands plateaux techniques pour des cas qui seraient aussi bien soignés dans un hôpital de proximité. Pour le recrutement des médecins, si on ne les oblige pas, ils ne viendront pas. Revenons sur la notion de territoires, ne séparons pas les choses, il s’agit d’égalité de territoires, cela ne passe pas par la médecine de ville, ils doivent disposer d’offre de soins de proximité. »
- Parole de médecin généraliste : « Le service d’urgences fonctionne bien, mais en terme de prévention, pour voir si nos patients risquent un infarctus dans quelques jours ou quelques mois, nous avons besoin de plateaux techniques pour tests d’efforts et autres examens. Hors les délais sont de plus en plus longs, Pour le seul cabinet de cardiologie qui reste en ville le délai est de 1 an, en hôpital, c’est plusieurs mois, ce n’est pas rassurant pour la population, décentraliser aggraverait les risques au niveau de la région, le service de cardiologie, c’est important, il faudrait voir avec le CHU s’ils peuvent répartir les postes d’internes sur les hôpitaux périphériques, s’ils ont un encadrement par des cardiologues, cela pourrait recréer une dynamique.»
- Infirmière en cardiologie : « Actuellement, nous changeons de cardiologue toutes les semaines, comment pourrait-il former des internes ? »
- Question d’un élu de Donville : « Tout le monde semble d’accord pour maintenir le service de cardiologie à Granville, il me semble que les élus peuvent peser par leurs réseaux sur l’ARS, alors maintenant comment on fait ?
- Mr Dieudonné, Conseiller Général : « L’hôpital est un service public d’Etat, il faut secouer l’ARS, l’obliger à participer à un débat, c’est du devoir de l’ARS de répondre aux questions sur le service public ?
- Miloud Mansour : « Mme Chauvel, gestionnaire de l’ARS m’a dit que c’était du ressort du directeur de l’hôpital, qu’elle me rappellerait peut être, alors secouer l’ARS, il faut s’y mettre à plusieurs… »
- G. Dieudonné : « Pourquoi pas un pôle d’élu ? »
- Coordination de défense des hôpitaux publics de proximité : « C’est toujours comme ça, l’ARS et la direction de l’hôpital se renvoient la balle. Nous avons connu des défaites et des victoires. Le site de Granville a déjà payé un lourd tribut à la fusion Avranches Granville. La défense de l’hôpital de proximité passe par un triptyque : les usagers, les élus et le personnel de l’hôpital.
Mme le Maire, vous n’êtes pas patronne de l’hôpital ni de l’ARS, mais votre devoir d’élue est d’assurer la permanence des soins à Granville.
Les élus, vous avez intérêt à vous mettre d’accord et ne pas louper le coche car là ou ils ne se sont pas mobilisés, ils l’ont payé au moment des élections. Il faut défendre les Granvillais et les Avranchinais pour un égalité de prise charge »
- Mme Baudry : « En réponse à Mr Dieudonné, je suis tout à fait favorable à constituer un pôle d’élus pour rencontrer l’ARS, il y a un certain nombre de maires dans la salle, je crois qu’il n’y aura pas de problèmes. Avez-vous invité les représentants des usagers qui siègent au conseil de surveillance ? »
- Personne ne les connais ni ne sait comment ils sont désignés.
- Plusieurs élus se déclarent favorables pour rencontrer l’ARS
- Parole d’usager : « J’applaudis les déclarations des élus mais cette rencontre ARS et élus doit se faire avec des représentants de la coordination de défense de l’hôpital et des représentants du personnel de l’hôpital. »
- Parole d’usager : « St Lô a réussi à faire bouger les choses grâce à une volonté commune, ne faudrait-il pas organiser une manifestation élus, usagers et personnel de l’’hôpital ? »
- Parole d’un élu : « Ne faudrait-il pas se mettre d’accord pour savoir ce que nous allons défendre auprès de l’ARS »
- Parole d’un usager : « je m'aperçois que dans le feu de la discussion, j'ai oublié l'essentiel ! Pendant et après le combat contre la barbarie de l'extrême droite (nazisme et fascisme), suite aux nombreux morts qu'à connu notre région, soldats et civils, femmes, enfants, vieillards, ensevelis sous les décombres des bombardements, le CNR (ConseilNational de la Résistance) a proposé la réorganisation du système de santé basé sur la cotisation sociale, salaire indirect payé par le travail; le patronat de l'époque à aussi préféré cotiser plutôt que d' augmenter les salaires.
La cotisation sociale c'est mon travail, NOTRE travail, c'est ce travail qui a construit notre système de santé : hôpitaux, CHU, qui finance le salaire des personnels médicaux et autres, et qui permet même à l'industrie pharmaceutique de boursicoter au CAC 40.
A l'hôpital je suis un USAGER, je ne suis pas un client, l'hôpital m'appartient, NOUS appartient, il doit y avoir une brique ou un bistouri que j'ai payé de mon propre travail. »
- Parole d’usager : « Le plan Hôpital 2012 favorise le partenariat Public/Privé. Localement cela se concrétise par la cession par l'Hôpital d'un terrain au Normandy pour la construction du Normandy II (financée à 50% par l'état), pour les patients "lourds" du Centre de rééducation. A cette date c'est justifié par l'autorité hospitalière par la proximité des services de cardiologie et de pneumologie de l'hôpital nécessaire aux patients en rééducation au Normandy II. On nous parle même, à partir des 2 services existants de développer un pôle coeur/poumon de pointe qui permettrait d'avoir (en partenariat avec le Normandy)  un centre de rééducation respiratoire et cardiaque. Indépendamment de ce qu'on pense du partenariat PP, cette entité aurait été très valorisante pour l'Hôpital et pour la ville de Granville elle-même.
Et.... en 2014... on veut fermer le service cardiologie de Granville! »

Miloud Mansour : Les élus sont d’accord pour se mobiliser, comment quelles actions pouvons nous mener des actions pour aider cette mobilisation ?

-Comité des usagers de Vire : « Il faut se rassembler au-delà des appartenances politiques pour défendre le bien commun, que les représentants des élus, des soignants et des usagers soient reçus ensemble. N’oubliez pas que le directeur de l’hôpital ne fait qu’appliquer le plan régional de santé qui est antérieur au projet d’établissement, c’est l’intérêt du directeur pour sa carrière de défendre ce plan. »
- Lecture du message de S. Travert, député qui se déclare vigilant quant au maintien d’un service public de santé de proximité.

Conclusion : Il semble que les élus sont d’accord pour défendre l’offre de soins en cardiologie à Granville, il nous faut mobiliser encore, imaginer, organiser des actions pour défendre avec les habitants de Granville Terre et Mer le bien commun que représente la santé.

vendredi 6 juin 2014

Quelle mobilisation citoyenne pour l'hôpital de Granville ?

H O P I T A L   E N
D A N G E R

afin de décider des actions à mener pour maintenir le site de Granville du Centre Hospitalier Avranches/Granville,

La coordination pour la défense de l'Hôpital de Granville
dont le FDG est partie prenante

vous invite à un Atelier Citoyen
Mardi 10 juin à 18h30
Salle de convivialité, rue des pas à Yquelon
(derrière centre commercial L.)

Lundi 2 juin, il y avait 200 personnes (on a compté les chaises) au débat citoyen sur le devenir de l'Hôpital de Granville, salle de Hérel.
Un compte-rendu du débat sera diffusé en fin de semaine sur ce blog.




Ce jeudi 5 juin, un Conseil Communautaire de Granville Terre et Mer (GTM) s'est tenu, et il a été question de l'hôpital :
- Une motion a été votée à l'unanimité des élus délégués communautaires pour réclamer à l'ARS l'embauche de médecins cardiologues. MAIS :
- le "pool" d'élus prévu lundi soir sera représenté par Jean-Marie Sevin (Président de GTM) et Dominique Baudry (Maire de Granville, Vice-Présidente GTM et Présidente du Conseil de surveillance de l'Hôpital Granville-Avranches) à aller voir l'Agence régionale de Santé (ARS)
- les usagers ne sont pas désirés pour les accompagner à l'ARS
- Par contre, D. Baudry a demandé au Dr Montécot de les y accompagner.

C'est inacceptable ! L'Hôpital est un service public ! Le notre, à toutes et tous : les usagers doivent être représentés à cette délégation !

Soyons nombreux mardi 10 juin à 18h30 à Yquelon (Salle de convivialité derrière centre commercial L.) pour déterminer quelles actions mener !

Qu'on se le dise !

jeudi 29 mai 2014

Petite histoire de l'hôpital de Granville



Le devenir de l'hôpital de Granville : Lundi 2 juin à 20h30

Petite histoire de l'Hôpital de Granville
par Jacqueline Legras, ancienne présidente du comité des usagers pour la défense de l'Hôpital de Granville

  • L'Hôpital de Granville a été inauguré en 1982
  • La fusion des Hôpitaux Avranches / Granville a eu lieu officiellement le 1er janvier 1992. Nous avons avons alors bien senti le danger menacer les services du site de Granville.
  • En 1993 une action menée par la CGT et le personnel de l'Hôpital avait permis de maintenir la maternité.
  • Le plan Juppé rend la menace plus forte, en 1994 se crée le Comité des Usagers pour la défense de l'hôpital de Granville.
  • En 1997 le Conseil d'Administration du centre hospitalier vote (refus de vote des OS) un rapport d'orientation qui met en péril l'existence du site de Granville. Ce rapport approuvé (ou dicté) par l'ARH prévoit :
  • la fermeture du service des urgences la nuit (sauf l'été),
  • le transfert de 4 lits de réanimation à Avranches
  • La chirurgie viscérale transférée à Avranches.
  • La traumatologie, la chirurgie orthopédique et l'obstétrique seraient maintenus à Granville.
  • Le Comité des usagers a des craintes, le départ de la réanimation met en cause toute pratique chirurgicale et obstétrique. Il risque de s'ensuivre une baisse de la fréquentation de la maternité ! (à l'époque 500 naissances à Granville)

Nous lançons alors une pétition qui recueille 17000 signatures. On nous assure que qu'il n'est pas question de démanteler l'Hôpital, mais la réalité s'impose et nous organisons une manifestation. Une centaine de personnes réunies à la porte du Conseil d'Administration envoie à la direction une motion pour le maintien de tous les services actifs de l'Hôpital, et l'arrêt de la réforme hospitalière. Motion adressée aussi au secrétaire d'état à la santé qui reçoit une délégation du Conseil Municipal.
  • Septembre 1997 : courriers adressé aux Présidents de groupes à l'Assemblée Nationale.
  • Octobre 1997 : manifestation de la population en ville (500 personnes)
  • Mars 1998 : débat Salle Saint-Nicolas sur la santé, praticiens et personnels y participent. Cette même année les suppressions annoncées sont imposées. Départ de la chirurgie viscérale, de la réanimation, transformation du service des urgences.
  • 1999, le ministère de la santé donne son accord pour expérimenter une filière de soins avec une compagnie d' assurances (avancée pour la privatisation), ne tenant compte que de l'aspect financier et non humanitaire. Les Hôpitaux de proximité ne représentent que 5 % de dépenses hospitalières alors que 29 grands centres en représentent 50 %.
  • 2001, actions et courriers aux élus... ministère… Une délégation d'élus locaux et de membres du comité des usagers est reçue au ministère.
  • Décembre 2001 : on nous promet le maintien de la Maternité, de la chirugie osseuse, la création de 3 postes de médecins (confirmé par le ministère)
  • 2003-2004 : un projet d'établissement Avranches/Granville pérennise les activités de chaque site pour 5 ans.
  • 2006, l'avenir du site de Granville est de nouveau mis en cause (par le Ministère, l'ARH)
  • Le 10 juin 2006, rassemblement devant la Mairie, avec le soutien de la municipalité, contre la fermeture de la Maternité et pour le maintien des services existants. Pétition portée par le Comité des Usagers et le personnel hospitalier. 25500 signatures portées au ministère.
  • 2007, la fermeture de la Maternité qui devait réduire le déficit n'a rien changé à la situation financière, le déficit sera de 4,2M€ soit un déficit cumulé de 8M€. Le coût des transports aussi a explosé.
  • 1er janvier 2008, Application du paiement à l'acte à 100%. Cette loi (Bachelot) accentue les inégalités et les déficits des hôpitaux.
  • 2008 : Fermeture de la chirurgie osseuse. Ne restent désormais à Granville que les urgences 24/24H, l'hélicoptère, la chirurgie ambulatoire, un SMUR maritime, l'hôpital de jour, la cardiologie, la pneumologie. La construction de 80 lits sur le terrain de l'hôpital pour le Normandy, Centre de rééducation fonctionnelle est confirmée. Financement pris en charge à 50% par l'état.(glissement du secteur public au secteur privé)
On veut mettre en concurrence le public et le privé, mais les fonctions ne sont pas les mêmes. Le ministère de la santé subventionne le privé comme le public, le favorise même parfois.
Aujourd'hui les hôpitaux de proximité sont menacés, beaucoup ont disparu au profit du privé (ex. Coutances).
L'hôpital public, garant de l'accès aux soins pour tous serait performant si on lui donnait les moyens de fonctionner.




dimanche 25 mai 2014

Elections Européennes à Granville : les résultats

Résultats complets Européennes 2014 à Granville :
+ 6% de participation : 46,95 % de participation


Inscrits : 9645
Abstention : 5125 (53,14%)
Participation : 4520 (46,86%)
Exprimés : 4348 (45,08%)

UMP : 22,03 % (958 voix)
FN : 19,04 % (823 voix)
PS : 15,34 % (667 voix)
UDI : 15,13 % (658 voix)

EELV : 10,05 % (437 voix)
Front de gauche : 5,29 % (230 voix)

Debout La France (Dupont-Aignan) : 3,03% (171 voix)
Nouvelle Donne : 3,59% (156 voix)
…
LO : 1,2% (52 voix)
…
NPA : 0,34% (15 voix)
…
Parti Pirate : 0,23% (10 voix)

Evolution de l'électorat facho à Granville : 

Européennes 2014 : 823 voix (19,04%)
Municipales 2014 : 689 voix (12%)
Présidentielle 2012 : 902 voix (12,4%)
Régionales 2010 : 445 voix (10,5%) 2 listes d'extrême droite
Européennes 2009 : 445 voix (11,8%) 3 listes d'e.d.
Présidentielle 2007 : 848 voix (10,8%) 3 listes d'e.d.
Européennes 2004 : 660 voix (16,4%) 3 listes d'e.d.
Régionales 2004 : 599 voix (11,9%) 2è tour
Législatives 2002 : 533 voix (9,7%) 3 listes d'e.d.
Présidentielle 2002 : 915 voix (13,3%) 2è tour
Européennes 1999 : 523 voix (12,8%) 3 listes d'e.d.
-----

Estimations nationales Ministère de l'Intérieur :


Abstention : 57%

FN : 26%
UMP : 20,66
%
PS : 13,88%
UDI MODEM : 9,7%
EELV : 8,75%
FDG : 6,23%

Nouvelle Donne : 3,18%
...

----


Pour info, voici le rappel des résultats de 2009 à Granville :

Votants : 3896 (41,1% de participation)

LO : 37 voix (1%)
NPA : 141 (3,7%)
FDG : 200 (5,3%)
PS : 589 (15,6%)
Verts : 669 (17,7%)
UMP : 1175 (31,1%)
Extrême droite souverainiste (FN+MNR+MPF/CPNT) : 513 (13,6%)
dont FN : 196 (5,2%)

lundi 12 mai 2014

L'Europe, de quoi qu'on cause ?

Ateliers citoyens "L'Europe, de quoi qu'on cause ?"

jeudi 15 mai, 18h à la cafét' de l'Agora
mardi 20 mai, 20h à Bazeilles

une vidéo sur le Traité européen en vigueur (traité austéritaire Sarko-Merkel ratifié tel quel par Hollande)

La politique de François Hollande (et de ses 1ers ministres) fait une fois de plus la démonstration de l’incapacité du Parti socialiste à contester le pouvoir de l’argent et des multinationales. On n’améliore pas nos vies en se soumettant et s’appropriant ainsi les dogmes libéraux d’une Europe de l’austérité et de la concurrence non faussée.
En France comme en Europe, pour combattre l’influence des lobbys financiers, les citoyens doivent se donner les moyens d’inverser les rapports de force. Et ça passe d’abord par l’élection d’un Parlement européen aux couleurs de la Gauche unitaire européenne et de la désignation du grec Alexis Tsipras à la présidence de la Commission européenne : la Syriza, le Front de gauche grec, est en position de prendre le pouvoir en Grèce et d’ouvrir ainsi la voie à une Révolution citoyenne européenne.
C’est qu’il y a urgence. La situation des Grecs, des Portugais, des Espagnols est catastrophique, et nous prenons le même chemin rétrograde de l’austérité qui aggrave la pauvreté et la récession économique. Le Grand marché transatlantique comme l’AMI en son temps, menace de porter le coup de grâce, nous laissant, citoyen-ne-s, complètement à la merci des multinationales, sans que le pouvoir politique ne puisse nous protéger.
Pour les citoyen-ne-s européen-ne-s, le seul vote utile à l’avenir est celui du Front de gauche européen, « la Gauche unitaire européenne », pour se doter d’élus qui n’abdiquent pas devant les marchés financiers.